Son objectif : « Détruire les chromos d’une littérature inspirée par le seul souci maintenir l’ordre du maître. Cette autopsie d’un colonisé voudrait permettre aussi la compréhension des flux et reflux de notre mouvement de libération nationale ». Son espérance : « Et notre peuple, longtemps domestiqué, part à la recherche, parfois de manière confuse, de son identité nationale ».
En novembre 2009, l’ONU a fait du 18 juillet, la « Journée internationale Nelson Mandela », pour que chacun tente de se mettre dans les pas de l’ex-Président sud-africain. Coïncidence significative : ce 18 juillet 2022, c’était le centenaire de la naissance de ce grand militant anticolonialiste et humaniste que fut Marcel Manville, célébré en Martinique, passé sous silence ailleurs. En ces temps où l’Algérie revient dans les médias à la suite de la visite officielle du président français à Alger et Oran, en août dernier, et où l’Histoire, proche et lointaine, des deux pays en interaction semble devoir prendre des directions de recherche en profondeur, certains acteurs ne peuvent être oubliés.