« Cet ouvrage est l’histoire d’une communauté », écrit Amy Goldstein en ouverture des Remerciements de son livre, Janesville. Une histoire américaine, qui vient de paraître aux éditions Bourgois dans une traduction d’Aurélie Tronchet. L’histoire d’une communauté qui tente de se relever et de se reconstruire après la fermeture de l’usine automobile qui faisait vivre ses habitants.

Peter Handke

Je le dis d’emblée, je ne suis pas un grand connaisseur de Peter Handke et de son œuvre immense, j’espère qu’on me pardonnera les lacunes que je n’aurai plus le temps de combler dans cette vie et qui vont se faire ressentir dans cet article. En plus, on me tend un piège par ce petit essai de circonstance presque – il faut s’en méfier d’autant plus pour l’apprécier à sa juste valeur. En tentant une lecture de cet essai, un peu par biais, je voudrais en même temps lever un peu les couches pesantes qui se sont mises progressivement d’abord sur l’auteur, puis sur son œuvre, au fil des affaires autour de sa tentative de sauvetage de la Serbie, égarement politique, impardonnable et inexcusable, imprégné de la nostalgie yougoslave.