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La légèreté, premier roman d’Emmanuelle Richard (2014), c’était l’adolescence, l’âge ingrat dit-on, un été sur l’île de Ré et l’attente de quelque chose, d’une altérité qui viendrait tout déranger, enfin. Un premier roman qui ouvrait à une voix singulière, un univers, celui des entre-deux et des pics de sentiments contradictoires, peur et envies, désirs et angoisses. Une légèreté empêchée en quelque sorte, « elle ne sera jamais légère malgré ses quatorze ans et les champs de coquelicots rouges qui éclatent dans sa tête et l’écrasement du ciel délaissé,
les vagues violentes des champs d’herbes sèches qui ondulent subitement,
l’odeur de boucherie de ce mois de juillet vibrant
Jamais légère elle ne sera parce que rien n’est sublime. Elle le sait. L’a toujours su. N’attend rien sans pouvoir s’empêcher d’attendre tout, au fond ».