Les livres de Cécile Mainardi sont faits de la rencontre des mots et des choses, chaque livre est le lieu de cette rencontre qui est leur objet même, leur matière. Cette rencontre est plus compliquée que cela puisque les choses sont aussi emplies de mots et que la langue est également habitée par les choses auxquelles elle se réfère. Dans les livres de Cécile Mainardi, la rencontre n’est pas un accord mais serait comparable à des superpositions, des glissements des uns dans les autres, à une différenciation là où nous percevions une homogénéité, des ensembles cohérents et évidents.