Décidément, les années semblent passer sur Gérard Titus-Carmel, né en 1942, sans l’atteindre tant son activité ces dernières années étonne encore. On le connaissait depuis les années 60 comme peintre, on le découvrait poète conséquent deux décennies plus tard, puis auteur d’essais pénétrants tant sur l’art que sur les écrivains. Plus récemment, il a rendu public un fort volume autobiographique ainsi qu’un touchant échange épistolaire avec son ami le romancier Christian Gailly, trop tôt décédé, et voici qu’il signe aujourd’hui, à quatre-vingt-trois ans, un premier recueil de nouvelles, ces Palières dont la maîtrise et l’intranquillité étonnent.