Terrain vague

Lancée en juillet 2015 par un somptueux et riche premier numéro, Terrain Vague s’affirme comme une revue borderline explorant, selon ses propres dires, les lisières du genre, du féminisme, de la pop culture et de l’art contemporain. Créant des rencontres inattendues entre plasticiens et philosophes, critiques d’art et graphistes notamment, Terrain Vague ne cesse d’interroger avec force expérimentations les identités queer dans leur multiplicité à l’instar du deuxième numéro paru il y a peu où la drag queen terroriste Christeene côtoie les hommes enceints de l’Antiquité. Diacritik a voulu revenir le temps d’un grand entretien sur le projet de la revue avec ses fondateurs et directeurs Anne Pauly, Antoine Pietrobelli, Pierre Andreotti et Adam Love qui se sont prêtés collectivement au jeu des questions.

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Boris-Hubert Loyer a une passion contrariée pour les musées. Il y a quelques années de cela, il avait été fort marri en visitant le MET de New York, n’hésitant pas à demander au vigile en faction devant l’ascenseur « pardon Monsieur, l’exposition «Jeff Koons on the roof», c’est à quel étage ? ». Avant de s’engouffrer dans la cabine toute honte bue, et néanmoins fier d’avoir dit une koonerie plus grosse que lui dans la langue de Shakespeare.