La recherche littéraire est un patient travail d’archéologue des mots. Elle commence dans les bibliothèques, où le chercheur traque les éditions originales, compulse les revues jaunies, dépouille les archives. C’est un jeu de piste à travers les siècles : relever des citations, confronter des versions, consigner des variantes. On recopie des passages, on photographie — quand cela est autorisé — des pages, on noircit des carnets de références croisées.