« Have you ever been to Electric Ladyland ? », chante Jimi Hendrix après avoir failli être aspiré par le trou noir des dieux qui font l’amour, ce court et étrange tourbillon par quoi débute son disque culte. Tout est prêt pour le voyage, le tapis volant, les dames électriques et, pour finir, les anges. « La statue d’un ange, ou plutôt d’une fée souriante – car, contrairement à la statue, les anges n’ont pas de seins », se méfie Hoyt Stapleton, héros du onzième roman de Christian Garcin, Les oiseaux morts de l’Amérique.

Nous connaissons tous, à notre corps défendant souvent, les paroles de cette chanson de Pascal Obispo et son efficacité de earworm (ces vers d’oreille analysés par Peter Szendy dans Tubes) : « si j’existe, c’est d’être fan ». C’est à ce phénomène des fans, débordant largement du seul synonyme de groupies hystériques pour devenir un mouvement créatif, qu’est justement consacré le documentaire de Maxime Donzel, Tellement fan, diffusé sur Arte ce soir à 22 h 25.

Rencontres Diacritik/Atout Livre, 20 avril 2017

La troisième rencontre Diacritik/Atout Livre a réuni, jeudi dernier, Romaric Vinet-Kammerer et Julia Deck autour de la figure de Cookie Mueller dont les éditions Finitude viennent de publier Traversée en eau claire dans une piscine peinte en noir. La soirée était animée par David Rey. Diacritik vous propose de la revivre, via une captation sonore des échanges.

Pour sa troisième édition, le jeudi 20 avril à 19 h 30, la librairie Atout Livres et Diacritik vous proposent une soirée autour de Cookie Mueller, en compagnie de Romaric Vinet-Kammerer, traducteur de Traversée en eau claire dans une piscine peinte en noir qui vient de paraître aux éditions Finitude. La rencontre sera animée par Julia Deck, romancière.

Dearly beloved
We are gathered here today
To get through this thing called life*

La mort d’un artiste a toujours un effet miroir égoïste un peu étrange. Le monde pleure Prince aujourd’hui. Quelques heures après l’annonce de sa mort, on fredonne, on réécoute Kiss, Cream, Purple rain, Alphabet Street, Raspberry Beret, Girls and Boys… On repense à ce que l’on faisait à ce moment-là. On se souvient et l’on se dit que l’on a perdu quelque chose, qu’un peu de notre propre vie part avec lui.