Dans Ann d’Angleterre, Julia Deck mobilise de manière évidente le langage documentaire (dire les faits) et celui de la biographie. Si l’auteure reprend les codes de ces langages, elle travaille surtout à les relier, à les superposer, à les brouiller, à les problématiser selon une logique qui permettrait d’y introduire une forme de fiction. À l’occasion de sa parution en poche, Diacritik republie sa critique publiée le 4 novembre 2024.

Dans Ann d’Angleterre, Julia Deck mobilise de manière évidente le langage documentaire (dire les faits) et celui de la biographie. Si l’auteure reprend les codes de ces langages, elle travaille surtout à les relier, à les superposer, à les brouiller, à les problématiser selon une logique qui permettrait d’y introduire une forme de fiction.

« On y pense ou on n’y pense pas », on tente de s’y préparer, on refuse d’y croire, « comme si l’envisager sous tous les angles permettait d’améliorer le pire, ou simplement d’y survivre ». Julia Deck écrit, dès les premières pages d’Ann d’Angleterre, comment elle a tenté d’apprivoiser l’inévitable (la mort de sa mère) avant de comprendre, le jour où sa mère a fait un AVC, combien ce training était vain. On ne se prépare pas à la disparition de celles et ceux qu’on aime.

« On y pense ou on n’y pense pas », on tente de s’y préparer, on refuse d’y croire, « comme si l’envisager sous tous les angles permettait d’améliorer le pire, ou simplement d’y survivre ». Julia Deck écrit, dès les premières pages d’Ann d’Angleterre, comment elle a tenté d’apprivoiser l’inévitable (la mort de sa mère) avant de comprendre, le jour où sa mère a fait un AVC, combien ce training était vain. On ne se prépare pas à la disparition de celles et ceux qu’on aime.