Depuis les dernières élections en Italie et la formation de la coalition Ligue-M5S, l’expression « société ouverte » déjà remise en selle par Emmanuel Macron s’affirme plus que jamais comme un incontournable du discours informé et sentencieux. Les ondes de radio sont très propices à émettre des « nous sommes dans une société ouverte« , sans que le sens accordé au vocable par les intervenants soit vraiment stabilisé.

En 2020, l’universitaire Julian West a publié un essai devenu un best-seller, Zones de divergence, constat et prédiction de « la descente vertigineuse du monde dans le chaos », initiant un nouveau domaine de recherche, la géo-paléontologie.
« Tout le monde aime les histoires qui font peur », poursuit Julian West vingt-cinq ans plus tard, alors qu’un « « événement climatique extrême » connu sous le nom d’ouragan Donald » a balayé les États-Unis.
2050, un cauchemar s’il en fut jamais ?
La sidérante dystopie de John Feffer, mise en perspective de notre présent depuis un double avenir, donne à faire peur comme à réfléchir à l’avenir que nous voulons construire, qu’il soit environnemental ou politique, si tant est que l’on puisse différencier les deux.