Parmi les premiers romans qui ont paru en ce début d’année 2018, sans doute Les Vacances du petit Renard d’Arthur Cahn s’impose-t-il comme l’un des plus remarquables et singuliers. En dévoilant l’histoire du jeune Paul Renard qui, le temps d’un été à la chaleur vacante, tombe amoureux d’Hervé, un homme mûr, Arthur Cahn offre un récit éminemment sensuel où s’affirme une décisive initiation à la fiction et à l’écriture.

Avec Pulsions pasoliniennes, Fabrice Bourlez entraîne Pasolini dans un jeu singulier et étrange. En effet, l’œuvre de Pasolini est dans cet essai moins confrontée que greffée à celles d’autres auteurs, ou de philosophes et essayistes, pour rendre possible que se dessinent des idées nouvelles, des directions, des questionnements de ce que nous sommes et de ce que nous pourrions être ou ne plus être. Il y est ainsi question de corps, de sexualité(s), de queer, de psychanalyse, d’écriture, d’images, de politique – et d’un dehors qui toujours nous emporte vers des devenirs encore inconnus.