Inside the Trump White House, Fire and Fury. « Le feu et la fureur », que Donald Trump a promis à la Corée du Nord et à son dictateur Kim Jong-un, dans un de ses tweets aussi innombrables qu’ineptes. Si le titre de l’ouvrage de Michael Wolff fait référence aux menaces du 45ème président des États-Unis, il ne manque pas d’évoquer The Sound and the Fury de William Faulkner. Si l’intention de Michael Wolff était bien évidemment ironique puisqu’il s’agissait de démontrer que le feu et la fureur promis à l’extérieur règnent en maître à l’intérieur de la Maison Blanche, la comparaison s’arrêtera là. Parce que dans l’esprit de Trump d’une part, le fire est celui de la destruction par l’arme nucléaire, et que d’autre part, la seule analogie possible avec le pitoyable POTUS en exercice, c’est Benji, l’attardé mental Benjamin, un des personnages centraux du chef-d’oeuvre de Faulkner.

William Faulkner en 1954

Lorsque William Faulkner publia son quatrième roman The Sound and the Fury, en 1929, le moins que l’on puisse dire est que d’une part les ventes furent laborieuses pour culminer à 3.300 exemplaires trois ans plus tard, et d’autre part que l’accueil de la critique fut loin d’être délirant d’enthousiasme. Et ce n’est que vingt plus tard qu’émergea un début de reconnaissance critique… à l’aune du Prix Nobel de littérature décerné à l’auteur.