Jean Pruvost

Vient de paraître, aux éditions JC Lattès, un ouvrage au titre décapant, surtout par les temps que nous vivons… Nos ancêtres les Arabes – Ce que notre langue leur doit. Son auteur, Jean Pruvost était sur le plateau de La Grande Librairie le 13 avril 2017, avec Claude Hagège, Tahar Ben Jelloun et Muriel Gilbert. Il se présentait comme un « dicopathe », ne se plaignant pas du tout de la maladie qu’il a contractée il y a bien des années car c’est une saine maladie qui fait voler en éclats les clichés.
Le titre choisi, soulignait François Busnel allait faire grincer des dents… Tahar Ben Jelloun remarquait alors que pour entrer en langue ou en littérature, il n’est « pas besoin de visa »…

Antonine Maillet
Antonine Maillet

On sait, sans qu’il soit besoin d’y insister, que les prix littéraires sont un poste d’observation très intéressant de ce que les institutions reconnaissent et transmettent. Après tant d’autres, je me propose d’observer le Goncourt. Comme l’écrit Christine Marcandier : « Le Goncourt reste le Goncourt ce prix qu’on adore détester parce qu’il récompense trop souvent (voire quasi systématiquement) des livres mineurs. Ce prix que l’on est prêt à encenser quand il ose des choix plus novateurs et offre à des écrivains moins médiatiques une soudaine exposition (et des lecteurs) ».
Ce qui m’y incite cette année, c’est évidemment d’approcher les raisons du choix pour Leïla Slimani.