En 2012, Philip Roth a annoncé qu’il n’écrivait plus depuis deux ans et qu’il n’écrirait plus. Il tient parole, hélas ! Et on peut regretter que le jury du Nobel persiste à l’oublier, après lui avoir préféré, choix regrettable, un chanteur, malgré son talent évident et indéniable. Donc Philip Roth n’écrit plus, pour le plus grand désarroi de toutes celles et tous ceux qui le considèrent comme un monument de la littérature américaine.

William Shakespeare, dessin de Lauren Tamaki
William Shakespeare, dessin de Lauren Tamaki

Samedi 23 avril 2016 a été commémorée le quadricentenaire de la mort, le 23 avril 1616, de William Shakespeare, considéré comme le plus grand dramaturge de langue anglaise de tous les temps, symbole de cette même langue. D’ailleurs quiconque n’a pas entendu mentionner cette commémoration doit vraisemblablement vivre sur une île déserte ou attendre avec impatience la sextape de Marion Maréchal-Le Pen et les idées programmatiques de Mathieu Valbuena, à moins que ce ne soit l’inverse. Bref tout le monde y est allé de sa petite contribution, Shakespeare est devenu l’espace d’une fin de semaine un véritable « marronnier » journalistique, les spécialistes auto-proclamés du grand Will, pas Self, qui est déjà très grand, mais Shakespeare, ont étonnamment surgi un peu partout. Mais dans cet emballement proche de l’overdose médiatique, un ouvrage, d’abord publié en 2004 puis mis à jour et republié le 4 avril 2016, a marqué les esprits, engendré des louanges et s’impose désormais comme une référence.