Naomi Klein le constatait dans No Logo : nous vivons désormais dans un « village », « reliés les uns aux autres par une trame de marques ». Et elle énonçait une « hypothèse simple : lorsqu’un plus grand nombre de gens découvriront les secrets des marques qui composent la trame mondiale de logos, leur indignation alimentera le prochain grand mouvement politique, une vague ample et déterminée d’opposition aux transnationales, surtout celles qui jouissent d’une très franche reconnaissance de marque ». Dévoiler le secret de l’une de ces marques, au logo blanc et vert si reconnaissable, est justement ce à quoi s’emploie le documentaire de Luc Hermann et Gilles Bovon, Starbucks sans filtre, qu’Arte diffuse ce soir à 20 h 30.

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Tao Lin : Écrivain américain vivant, né à Alexandria en 1983. Auteur de 2 romans, 1 poème et 1 novella (pour l’œuvre traduite, car il est bien plus prolifique !).
S’il n’aime pas forcément qu’on lui rappelle que Bret Easton Ellis l’a qualifié de « styliste le plus doué de sa génération », Tao Lin n’en reste pas moins fidèle à cette description élogieuse. Quand BEE photographiait la fin du siècle avec l’emphase et la violence qu’on lui connait, Tao Lin décrit la génération Y et le début du 21e siècle d’une façon presque durassienne : il parle de ce qui n’est pas tout en essayant d’être. Marguerite qui aurait gobé trop d’ecstasy et acheté un iPhone.