Elisabeth Jacquet
Elisabeth Jacquet

D’abord : pourquoi écrire aujourd’hui ?

Pourquoi encore écrire quand tout s’écrit déjà, via sms tweets blogs et réseaux sociaux, quand chacun donc tout le monde écrit et écrivant tout le temps ne trouve plus le temps de lire autre chose que tout ce qui s’écrit dans les écrans, ne trouve plus le temps de faiblir, se laisser porter hors de l’immédiat de notre temps ?

L’exposition de Dorothée Smith à la galerie Les Filles du calvaire, à Paris, (jusqu’au 27 février), qui comporte deux volets, TRAUM et Spectrographies, est traversée par le thème des fantômes. On avait laissé Smith, né-e en 1985, avec la série Löyly, présentée aux Rencontres d’Arles en 2012, qui comportait un aspect bio-documentaire, et qui n’était pas sans évoquer Nan Goldin. On la retrouve armé-e d’une caméra thermique et proposant une fiction multidisciplinaire et fragmentaire. Entretien avec Dorothée Smith, par Charlotte Redler et Isabelle Zribi.