Depuis une semaine bientôt, troquets, réunions à la machine à cafés ou encore attroupements à la photocopieuse ne bruissent que de l’affaire Zemmour, celle qui, dimanche dernier, le vit affirmer à Hapsatou Sy que son prénom ne se contentait pas de pas être assez français mais qu’il était, en outre et pour finir, « une insulte à la France ».

Comme elle l’avait fait en 2016 en se focalisant sur « Touche pas à mon poste », l’Association des journalistes lesbiennes, gays, bi.e.s et trans (AJL), s’est concentrée en 2017 sur d’autres talk-shows, cinq émissions télévisées de grande écoute qui ont été analysées durant une période d’un mois. Il ne s’agit pas pour l’AJL de jouer les censeurs ni de vouloir imposer à la TV la fameuse « bien-pensance » – notion absurde et bête, que l’on invoque lorsque l’on n’a rien d’autre à dire – exprimant davantage un vide de la pensée qu’une réalité objective.

Le comité de visionnage de Diacritik a regardé 21cm, la nouvelle émission littéraire de Canal Plus dont la première a eu lieu hier soir à 22h50. Verdict façon jury d’épreuve de patinage artistique, avec ses notes techniques (on plaisante) et la subjectivité assumée d’enfin voir une nouvelle émission consacrée aux livres à la télévision. Fût-elle sur une chaîne cryptée.