Pour la 3e édition de ses rencontres, « Littérature au centre », en partenariat avec Diacritik, organise à Clermont-Ferrand tout au long de la semaine un festival autour de la littérature et du cinéma. Après avoir questionné les années précédentes la musique puis la cuisine, cette année, les rencontres LAC confrontent l’écriture et le cinéma selon les perspectives les plus variées possibles : adaptations d’œuvres littéraires au cinéma, expérience d’écrivains réalisateurs, utilisation des techniques de cinéma dans les romans, biopics d’écrivains ; usage du témoignage et de la fiction dans les deux arts…

Siri Hustvedt
Siri Hustvedt

En 2011, Siri Hustvedt publiait Un été sans les hommes, aux éditions Actes Sud. Je l’avais rencontrée à Paris pour parler de son héroïne Mia, de ce couple qui se défait après que le mari a fait une « pause » avec une jeune Française et des quiproquos nés de lectures trop autobiographiques de son roman. L’auteure m’avait expliqué son choix d’écrire une « comédie féministe » (et caustique), de partir d’un lieu commun, la femme quittée, si paradoxal puisqu’à l’origine de chefs d’œuvre littéraires. Cet entretien avait été l’occasion de parler plus largement de son rapport à la fiction, de littérature, comme du 11 septembre ou de la place des femmes dans notre culture dominée par « le pénis ».

Judi Dench en 2007, photo Caroline Bonarde
Judi Dench en 2007, photo Caroline Bonarde

Judi Dench est une actrice britannique connue, populaire et respectée au Royaume-Uni. Son aura a franchi la Manche et s’est étendu aux écrans du monde entier, grâce à son interprétation (dans la série cinématographique des James Bond) du personnage de M, imaginé par Ian Fleming, comme patronne inflexible et pleine d’humour du MI6 (Military Intelligence section 6), service d’espionnage et de contre-espionnage du Royaume-Uni.