Ripley : Hey, I feel like kind of a fifth wheel around here. Is there anything I can do? 
Sergeant Apone : I don’t know, is there anything you can do?

Dans l’une des premières scènes de la Director’s Cut d’Aliens (James Cameron, 1986), Ripley est assise sur un banc face à un paysage de forêt virtuel, dans la station orbitale qui l’a recueillie. Sa navette a dérivé cinquante-sept ans dans l’espace : c’est par un hasard incroyable qu’elle a été retrouvée vivante.

MOTHER : Priority one.
Insure return of organism for analysis.
All other considerations secondary.
Crew expendable.
(Special Order 937)

Dans les années 80, je vivais à Nice. Place Masséna. Sur le boulevard Jean Jaurès, exactement, le long du casino qui n’était alors pas encore détruit pour faire place aux jardins que l’on y connaît à présent. Mais les travaux avaient commencé.

Olivia Rosenthal
Olivia Rosenthal

Olivia Rosenthal vient de faire paraître sous le titre Toutes les femmes sont des aliens un recueil de trois textes courts dont le premier donne son titre à l’ouvrage. Il est suivi de « Les oiseaux reviennent » et « Bambi & co ». Il s’agit là de son onzième livre publié aux Éditions Verticales depuis 1999, le troisième dans la collection « Minimales ». L’occasion de faire le point sur une œuvre riche et exigeante, cohérente et multiforme à la fois, puisque ce dernier ouvrage brasse de nombreux éléments déjà présents ailleurs dans l’œuvre tout en donnant une nouvelle fois au cinéma une place centrale.