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Le 5 octobre dernier avait lieu au Monte-en-l’air, une rencontre, que j’animais, avec Noël Herpe et Mark Greene, autour de la publication de Comment construire une cathédrale dans la toute nouvelle collection Les invraisemblables, des éditions Plein Jour.
Vous n’y étiez pas ? la rencontre a été enregistrée, la voici, avec l’autorisation des intéressés (éditeur, libraire, auteurs) que Diacritik remercie.

Dans La main de Tristan, la narration à la première personne rend le Je omniprésent. Pourtant, paradoxalement, le livre d’Olivier Steiner n’est pas centré sur le Je mais sur le Tu et le Il, ou le Elle, sur un Nous ou un On – sur un autre, une altérité tout aussi omniprésente qui entraîne le narrateur dans des variations répétées.

Jane Sautière, Gaëlle Bantegnie et Sophie Quetteville au Monte-en-l'air © Aurélie Garreau
Jane Sautière, Gaëlle Bantegnie et Sophie Quetteville au Monte-en-l’air © Aurélie Garreau

Il y a quelques semaines de cela, j’ai eu le plaisir d’animer une table ronde qui réunissait Gaëlle Bantegnie et Jane Sautière. Table ronde dont j’ai eu l’idée en lisant leurs derniers livres cet été, mais surtout parce que j’avais lu et aimé leurs précédents textes et que des liens m’ont semblé surgir autour d’un thème : la littérature de l’ordinaire, la littérature du quotidien et j’ai alors eu envie de les faire échanger. Grand bien m’en a pris. Elles se sont lues pour la première fois, et je le crois, sont devenues de grandes lectrices l’une de l’autre. Lors d’une soirée à la librairie le Monte-en-l’Air, sous le regard bienveillant d’Aurélie Garreau, une discussion extraordinaire entre ces deux femmes, ces deux écrivains s’est créée, à bâtons rompus, pleine d’intelligence et d’acuité.