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L’exposition présentée par le Centre de la photographie de Genève ne porte ni sur un artiste, ni sur un objet ou un domaine que la photographie explorerait en tant que medium. Elle porte sur un dispositif dont la photographie est l’opérateur par excellence : celui de la surveillance. C’est, de ce point de vue, une exposition véritablement conceptuelle. Mais en même temps, l’exploration des dispositifs plonge dans un bain d’images qui, même si nombre d’entre elles n’ont originellement pas une vocation esthétique, produit un véritable environnement esthétique, faisant surgir comme objet d’un regard artistique le milieu dans lequel nous sommes immergés sans même songer à le voir. Elle produit aussi un environnement sonore : celui des grésillements technologiques, ou des voix superposées d’une salle à l’autre, d’une vidéo à une autre, d’un montage auditif à un autre. Par Christiane Vollaire.

Manu Larcenet

L’Indicible, second tome du Rapport de Brodeck de Manu Larcenet, adapté du roman éponyme de Philippe Claudel, a paru le 17 juin dernier aux éditions Dargaud. Rencontre avec Manu Larcenet pour un entretien en V.O. (en partie sous-titrée) sur son livre, la création, l’art, le pouvoir des images, le vœu du dessinateur de voir davantage de dessin dans les médias et la moustache de l’agent 212.

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L’Art et Le Chat fait partie de ces livres qu’on aurait voulu défendre, qu’on aurait aimé aimer… Un de ces ouvrages un peu prétexte mais pas trop qui permettent à l’auteur d’adapter, revisiter (voire recycler), mettre en miroir les œuvres (au féminin) des uns et son œuvre (au masculin). Certes, le postulat est intéressant, pour ne pas dire séduisant, quand Philippe Geluck annonce qu’il avait envie de partager sa passion de la peinture, de la sculpture, son amour pour certains artistes qui lui « donnent le frisson absolu (…) Basquiat, Rembrandt, Soulages, Pollock, Bacon, Picasso… ». Comme disait Agamemnon devant son propre masque mycénien : « regarde où ça nous mène, hélas ».