Capture

je regarde l’heure sur mon téléphone, 4h11, c’est l’heure des phrases fantômes

c’est une bonne nuit

(les moins bonnes, plus nombreuses (ce qui ne cesse de me contrarier), me donnent des listes de trucs à faire) (je ne parlerai pas ici des nuits où je tourne et retourne sans savoir pourquoi, de celles où je tourne et retourne pour tenter de trouver la position qui enfin me calmera, celles-là même où je suis infoutue de formuler quoi que ce soit, toutes celles où je tourne et retourne sans qu’il n’en sorte rien, pas même une liste de courses)

En 1993, Robert Doisneau acceptait de recevoir Eden’Art chez lui, à Montrouge, pour un long entretien ponctué de son rire et de sa gentillesse. Il avait même accepté de se laisser tirer le portrait, une photo dont le négatif a disparu, reproduite ici avec le grain du papier. Cet entretien date d’une époque qui était encore celle de l’argentique…

Robert Doisneau © Christine Marcandier
Robert Doisneau © Christine Marcandier