Giorgio Agamben
Giorgio Agamben

Sans doute ne sommes-nous pas encore nos propres contemporains. Sans doute vivons-nous dans le temps qui nous échoit au cœur d’un indéfectible et terrible retard à notre propre époque que nous traversons et où nous sommes jetés de cécité et de surdité – et d’oubli. Sans doute encore peinons-nous dans notre actualité à nommer cette même époque, à lui trouver un visage de langage, à lui donner son nom de Littérature dans la langue : sans doute, de tout ce qui nous écrivons sur ce qui s’écrit, ne sommes-nous pas encore présents à notre contemporain.

© Aurélie Garreau
© Aurélie Garreau

Sophie Quetteville revient pour Diacritik sur la soirée « Psychiatrie en littérature » qu’elle a animée à la librairie Le Monte en L’air, le 22 octobre 2015, autour de trois livres, trois voix très littéraires, trois femmes Emily Barnett, Mary (Rivages), Mary Dorsan, Le Présent infini s’arrête (P.O.L.) et Geneviève Peigné, L’Interlocutrice (Le Nouvel Attila).

L’exploration Intérieur(e) se poursuit. Après l’entrée, la salle de bains. Les deux pièces sont liées, la salle de bains ayant été « ajoutée, ou plutôt retranchée » à l’entrée… De même, le plan de l’appartement s’édifie sous les yeux du lecteur, les espaces s’additionnent, se font chambre d’échos et espace de correspondances.

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