Sans titre

Au début de l’année 2014, l’hebdomadaire italien L’Espresso demandait à quatorze personnalités du monde de la culture, d’écrire une lettre ouverte et idéale à leur fils pour affronter les grands thèmes de la vie. Umberto Eco écrit à son petit fils pour lui donner des conseils sur le futur. Il s’en dégage une réflexion sur la technologie, le sexe, la poésie et la mémoire.

Portal

Paru en 2007 et développé par le studio américain Valve, notre jeu n’est pas un récit interactif, il n’expose pas sciemment l’impossible liberté du joueur, pour finalement la donner à contempler, voire la mettre cyniquement en majesté. Portal ne se prive pas des ressources interactives du support, il les exploite même avec une intelligence rare. Portal se tient dans le strict cadre du jeu vidéo, mais il parvient tout de même à produire une critique du support tout en en respectant les canons. Mieux, le jeu réussit, par un artifice qui lui est propre, à nous faire oublier la limite fondamentale de notre liberté durant le temps de l’expérience.
Pourtant, nous sommes dès le départ prisonnier d’un laboratoire futuriste, mais sobre. Une intelligence artificielle orchestre la batterie de tests dont nous faisons l’objet. Il nous paraît impossible, là encore, de ne pas y voir une mise en abyme. Notre personnage sans histoire se secoue de son sommeil artificiel. L’expérience peut commencer.