L‘émergence du gilet jaune dans l’espace de Facebook remonte à une époque où nous demandions à rejoindre des groupes qui n’étaient pas encore des pages. Parmi les plus populaires de l’année 2008, deux d’entre-eux remportaient de forts suffrages : le premier se moquait des « beaufs » qui dans l’avion applaudissent à l’atterrissage (« pour l’interdiction d’applaudir à l’atterrissage« , 1166 membres). L’autre, réagissait « contre les cons qui foutent leur gilet jaune fluo sur le siège auto” (1600 membres) ou « contre les cons avec leur gilet jaune en évidence sur leur siège de voiture » (541 membres).

Image de La chute de la maison Usher (1928) de Jean Epstein

Au cours de ces dernières années, le GIF, cette image qui se répète indéfiniment, s’est massivement répandu dans les communications sur internet, particulièrement depuis le 29 mai 2015, date à laquelle Facebook l’a intégré et a rendu possible son partage.

Après ses remarquables essais, La Vie sensible et Le Bien dans les choses, Emanuele Coccia revient cette année avec La Vie des plantes, puissante et novatrice réflexion métaphysique sur les plantes et les végétaux. Trop souvent négligées même par la biologie, les plantes doivent être considérées comme des objets privilégiés de la pensée, capables d’ouvrir à une philosophie du monde conçu comme mélange, en rénovant profondément les approches écologiques, ontologiques et politiques.
Diacritik a rencontré Emanuele Coccia le temps d’un grand entretien pour évoquer avec lui ce nouvel essai qui s’offre comme l’un des plus importants parus ces dernières années.

L’histoire du concept de déconstruction – en philosophie et au-delà de la philosophie – est longue et complexe. Mais c’est ici au sens spécifique donné à ce mot par le philosophe français Jacques Derrida que je veux exclusivement référer afin de réhabiliter l’ampleur et la subtilité de ce geste aujourd’hui souvent décrié, essentiellement d’ailleurs par ceux qui ne le connaissent pas. L’amour, qui traverse cette démarche de part en part, semble-t-il, inquiète. Et parce que Derrida a toujours pensé et écrit dans une chronologie décalée, c’est maintenant plus que jamais, alors que notre temps radicalisé est comme allergique à toute forme de subtilité et de nuance, qu’il faut le lire et l’affronter.

Jean-Clet Martin
Jean-Clet Martin

Asservir par la dette aborde d’un point de vue philosophique les rapports actuels du politique et de l’économique, ce qui conduit à reconnaître, de façon nouvelle, un débordement de l’économique hors de ses frontières et à envisager de nouvelles perspectives politiques. Ce qui revient aussi à mettre au jour les conditions présentes d’un nouveau pouvoir et des subjectivités contemporaines ainsi que des possibilités singulières pour un contre-pouvoir. Entretien avec Jean-Clet Martin.

Martin Richet (DR)
Martin Richet (DR)

Le De anima ou Peri psychès (ou De l’âme) est un traité d’Aristote sur les principes du vivant, son mouvement, sa génération, ses passions, ses dispositions et ses moyens de connaissance. On ne trouvera rien de tel dans le livre de Martin Richet – en est-on bien sûr ? – qui certes n’est pas un traité mais un livre de poésie. Toutefois le titre de ce livre est bien De l’âme, et on peut imaginer que ce n’est pas par hasard.

 

Le 25 février dernier, à la librairie Michèle Ignazi (75004), les Editions Mix. présentaient leurs dernières parutions. Spécialisées en littérature contemporaine, philosophie et écrits d’artistes, les Editions Mix. ont été créées en 2004 par Fabien Vallos. Fidèle à sa volonté de favoriser les livres de recherche et d’expérimentation, la maison d’édition publie en ce début 2016 un ensemble de livres qui couvrent ces trois domaines autant qu’ils en redistribuent la répartition et en questionnent les frontières.