Le « Centre humanitaire d’accueil pour réfugiés » situé Porte de la Chapelle a une capacité de 400 places. Ce qui est largement insuffisant si l’on constate le nombre de migrants qui ne sont accueillis nulle part, qui survivent dans les rues de Paris, par exemple à Stalingrad ou, justement, dans la zone de la Porte de la Chapelle, autour du Centre d’accueil. Si celui-ci est « humanitaire », les conditions qui règnent autour ne le sont pas du tout, au contraire. Les personnes sont laissées à elles-mêmes, en tout cas par les pouvoirs publics. Si des associations et des groupes d’individus ne les aidaient pas, ces migrants seraient seuls, sans rien, mis dans la situation de ne pas pouvoir survivre.

D’après la légende, désireux d’acquérir une connaissance parfaite des poisons et de leurs antidotes, le roi Mithridate VI (132-63 av. J.C.) avait réussi à s’immuniser totalement contre leurs effets en ingérant régulièrement de petites doses tout au long de son existence. A tel point qu’au moment de se donner la mort, il se rendit à l’évidence et à pied à la caserne la plus proche afin de se faire embrocher par un de ses mercenaires pour pouvoir en finir. Moins d’une semaine après l’élection américaine, dressons un parallèle entre l’empoisonnement antique et le populisme contemporain qui a conduit successivement au Brexit et à l’accession de Donald Trump à la présidence des États-Unis.