L’écriture ne tient pas en place : d’emblée, elle refuse, par l’image, de se tenir sage comme une image. Peut-être est-elle avant tout une traversée depuis le langage d’une expérience du sensible dont le mot d’écriture et le mot d’image tentent de livrer la fragile et intime singularité sans parvenir à l’épuiser tout à fait – l’obligeant à trouver une plasticité toujours neuve. Sage comme une image, telle ne sera pas sans doute l’après-midi du jeudi aux Enjeux du contemporain car, à parler de friction des Arts dans la littérature, il y a fort à parier que l’image et l’écriture en ressortiront nourries l’une de l’autre à la manière d’un métamorphisme – ou d’une métamorphose conjointe.

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Avec plus de 10 éditions à son actif, plus de 100 rencontres protéiformes sur deux semaines, 144 auteurs et artistes invités en 2016 et plus de 30 lieux partenaires, Hors-Limites est unique en France. Le festival, qui se tiendra cette année du 1er au 16 avril est le temps fort du travail de fourmi mené toute l’année sur le terrain par l’association Bibliothèques en Seine Saint Denis qui réunit la majorité des bibliothèques et médiathèques du département et coordonne Hors limites. Il s’étend sur tout le territoire et explose les frontières artistiques et socio-économiques en travaillant en amont avec les bibliothécaires sur la programmation et la médiation de cet évènement d’envergure.
Une cohérence, une intégrité et une humilité qui fidélisent chaque année un peu plus de partenaires, d’auteurs et de publics (plus de 3000 visiteurs en 2015), mais dont la voix peine encore à se faire entendre de l’autre côté du périphérique…