Juliette Mézenc © Jean-Philippe Cazier

Juliette Mézenc construit ses livres autour de thèmes et de questionnements récurrents que l’on retrouve, repris et déplacés, portés ailleurs, dans Laissez-passer, qui vient de paraître. Rencontre et entretien avec l’auteur autour des thèmes de la rencontre, de la frontière, de la migration, du temps, de l’identité et de la multiplicité, du genre, du politique, de la lecture – et bien sûr de l’écriture.

A bout de souffle

Festival de Cannes 1996… Michael Cimino présente ce qui restera comme son dernier film, Sunchaser, au cours d’une des projections les plus tristes de l’histoire du festival. Après une suite d’échecs commerciaux puis artistiques, la sélection en compétition peut relancer le réalisateur. Ce qui devrait être un événement passe en fait inaperçu et, vu la qualité du film, c’est une chance : Cimino ne fait plus de bons films et ne fait même plus scandale.

(La première partie de cet hommage peut être lue ici)

Il est des livres qui n’appartiennent pas à l’actualité, du moins celle dont les journaux rendent compte. Des livres qui sont notre présent, parce qu’ils nous accompagnent, qu’on y revient, que l’on sait, dès leur première lecture, qu’elle n’est que la première justement, et sera suivie de tant d’autres. Les Notes et croquis de l’année 2008, Les Pierres qui montent d’Hédi Kaddour, un livre publié chez Gallimard en 2010 — et étrangement jamais passé en poche — est pour moi de ceux-là, rares.