Vélimir Khlebnikov

Véritable événement de la rentrée, les œuvres de Vélimir Khlebnikov, rassemblant en un volume les années 1919-1922, paraissent chez Verdier sous la houlette d’Yvan Mignot.
Pour Diacritik, Pierre Parlant a interrogé le traducteur et préfacier de ce volume sur cette entreprise poétique parmi les plus remarquables de la littérature russe du 20e siècle.

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Ça me plaît que vous n’ayez pas le mal de moi

Ça me plaît, Marina, de t’entendre parler de nous. Ce vers tiré de Insomnie acte sa fragilité paranoïaque et dans le même moment une maturité toute particulière, je veux dire : n’a-t-on jamais, lorsque on le désire, à faire face au retour radoteur des vers et de leur ami Lyrisme ? Des cons de l’enfer musical et des faussaires du sens ?