Le 14 avril 1988, les accords de Genève marquent la fin de la première guerre d’Afghanistan. Quatre jours plus tard, Pierre Desproges s’éteint et ça ne surprend plus personne. Aurait-on dû y voir un lien de cause à effet ? On ne le saura jamais même si on peut penser que oui,>     juste pour rigoler. Trente plus tard ou presque, Desproges par Desproges vient de paraître aux éditions du Courroux (sous l’égide de Perrine Desproges et Cécile Thomas), recueil de textes, d’inédits, d’archives personnelles. Le tout pour le prix de cinq paquets de cigarettes neutres avec une photo de poumons goudronnés pour faire plus pimpant.

Action LGBTQI devant le CSA

Depuis plusieurs jours, une stratégie de pinkwashing se met en place dans les médias. Quelques dizaines d’annonceurs, qui jusque-là avaient richement financé l’émission TPMP, se découvrent des valeurs, une morale, affirmant que l’épisode du piège tendu par Hanouna à des hommes gays serait contraire à ces valeurs. Ces entreprises qui payaient pour que leurs publicités soient diffusées durant l’émission se retirent, drapées dans un Rainbow Flag, mettant un terme au financement de TPMP. Pourtant, cet épisode n’est pas un « dérapage », selon le mot utilisé dans la presse pour atténuer la charge de la critique, un accident différent de ce qui se passe d’habitude dans l’émission : il n’est qu’un moment d’une série continue de propos et de mises en scène homophobes et sexistes.

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« Anxiogène », « douteux », « fausse bonne idée »,  « mauvais timing » sont les qualificatifs qui reviennent le plus dans les articles des rares médias (six occurrences répertoriées à ce jour dans le fil d’actualités de Google) qui ont parlé de l’installation de l’œuvre de Candy Chang à la gare de Lyon, « Before I die I want to… ». Passant sous silence nombre de messages humanistes au nom du politiquement correct et au détriment de l’art.

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Définir la fonction d’un intellectuel est un geste qui d’emblée ruine sa liberté. On ne saurait lui attribuer un rôle ou une place sans en instrumentaliser le discours. L’intellectuel, pour autant que la pensée se laisse définir, ne fait usage de l’intellect qu’en moment de panne, moment où aucune solution, aucune réponse ne peuvent plus s’imposer comme des évidences. Rien, aucune croyance, aucune vérité n’est plus disponible quand un intellectuel se lève dans l’histoire, au point de nous forcer à la réflexion. L’intellectuel fait sans doute l’expérience d’une crise au sein de la pensée et, par conséquent, ne peut s’exercer qu’en échappant aux injonctions qui s’imposent à lui de l’extérieur. Il ne saurait en effet se placer dans le sillage d’un pouvoir sans perdre toute pensée, du moins si on admet avec Aristote que penser, c’est penser par soi-même, que n’est intelligente qu’une pensée qui se pense elle-même, évalue ses propres prétentions.

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Le roi Henri IV blasphémait facilement au temps où ce “crime” était sévèrement puni. Comme un “Jarnidié” (= Je renie Dieu) lui échappait, son confesseur, le Père Cotton, lui conseilla de substituer son patronyme au nom du Seigneur et Jarnicoton (= Je renie Cotton) devint usuel. Charmant vocable qui mériterait d’être repris aujourd’hui sans risque apparent d’être condamné.