Italo Calvino

Paris, un jour comme les autres. Après avoir parcouru rapidement du regard les titres des livres exposés dans la vitrine d’une librairie, j’aperçois, parmi les nouveautés, une copie de Si par une nuit d’hiver un voyageur, le chef d’œuvre d’Italo Calvino. Stupeur : pourquoi le livre de Calvino, paru en Italie en 1979, a-t-il été mis en exposition parmi les nouvelles sorties au lieu d’avoir été rangé, comme l’on s’y attendrait, parmi les classiques de la littérature du XXè siècle ?

Kateb Yacine
Kateb Yacine

« Pour écrire Nedjma, il m’a fallu sept ans. C’est que l’art, comme le bon vin, exige beaucoup de temps. » (1988)

« Beaucoup (…) n’ont pas besoin de livres pour vivre. Pauvres idéalistes ! Ils ne savent pas que les livres, à la fin des fins, resteront la dernière propriété de l’homme, propriété rarissime… Les révolutions commenceront plus que jamais dans les bibliothèques. » (1953)

Kateb Yacine

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La publication d’un essai dans la belle collection d’Éric Vigne est toujours un événement, et le livre d’Hélène Merlin-Kajman, professeur de littérature du XVIIe siècle à l’université Paris III, ne fait pas exception. Il y a là à n’en pas douter un essai qui fait débat et suscite l’envie de discuter. Beaucoup a déjà été dit sur un livre qui tâche de repenser la lecture comme une activité partagée, dans une relation pédagogique renégociée. Le livre croise les travaux de Donald Winnicott et les réflexions de Walter Benjamin en tentant de redéfinir la littérature comme un espace transitionnel, entre monde intérieur et monde extérieur, où l’on pourrait s’approprier ou donner forme aux expériences saisissantes d’aujourd’hui. Je voudrais ajouter deux traits qui ont marqué ma lecture et sur lesquels on a trop peu insisté.