D’abord publié en grand format par les éditions Cherche Midi / Le Seuil, le panégyrique haut en couleurs, textes et images inédites présentés par Fabrice Gardel et sobrement intitulé Je reviens ! Vous êtes devenus (trop) cons sort en poche chez Points. Du Yanne inédit, du Jean dans son jus qui fait dire au lecteur alternativement (nul besoin de rayer la mention inutile) 1/ Yean Yanne nous manque, 2/ On est vraiment devenus trop cons, 3/ « C’est le rôle des humoristes de faire remarquer ce que les gens ne voient pas d’eux-mêmes ».

Dans le monde anglo-saxon, on parle de shortlist, celle qui regroupe les finalistes d’un grand prix littéraire. Sur la dernière liste du Goncourt 2016, quatre romans et le fameux « Galligrasseuil » raillé en son temps par Bernard Frank : deux titres dans la fameuse « blanche » (L’Autre qu’on adorait de Catherine Cusset et Chanson douce de Leïla Slimani), un sous la bannière Grasset (mais avec jaquette bleue, Petit Pays de Gaël Faye) et couverture blanche liseré rouge du Seuil, Cannibales de Régis Jauffret. Les pronostics vont bon train :

Après Des femmes qui tombent, Points a eu la bonne idée de rééditer en poche le désormais légendaire Encore des nouilles, recueil de chroniques comico-gastronomiques produites par Pierre Desproges pour Cuisine et vins de France entre 1984 et 1985 et illustrées par Cabu, Catherine, Charb, Luz, Tignous, Wolinski…  Avec Encore des nouilles, l’humoriste écrivain marche dans les pas (pour ne pas dire sur les pieds) de Maurice Edmond Saillant dit Curnonsky ci-devant gastronome, humoriste, critique culinaire et fondateur de la revue pour apprendre à cuire les œufs sans dénaturer le goût du Pommard.

 

Le Seuil

A vant la diffusion d’un documentaire que Paris Première diffusera le mardi 17 mai à 22h35, les éditions Cherche Midi / Le Seuil font paraître aujourd’hui un panégyrique haut en couleurs fait de textes et d’images inédites présentés par Fabrice Gardel et sobrement intitulé Je reviens ! Vous êtes devenus (trop) cons.

Du Yanne inédit, du Jean dans son jus qui fait dire au lecteur alternativement (nul besoin de rayer la mention inutile) 1/ Yean Yanne nous manque, 2/ On est vraiment devenus trop cons, 3/ « C’est le rôle des humoristes de faire remarquer ce que les gens ne voient pas d’eux-mêmes ».

Pierre Desproges, chroniqueur gastronomique pour Cuisine et vins de France, c’est étonnant, non ? Et pourtant. Entre 1984 et 1985, l’humoriste écrivain a sévi dans les pages de ce magazine pour amateurs de bonne chère (bonne chair ?) sur papier glacé, marchant dans les pas (pour ne pas dire sur les pieds) de Maurice Edmond Saillant dit Curnonsky ci-devant gastronome, humoriste, critique culinaire et fondateur de la revue pour apprendre à cuire les œufs sans dénaturer le goût du Pommard.