Capture d’écran France 2

Qu’il s’agisse d’une invective politicienne propre à faire se pâmer les militants de la France Insoumise ou d’une stratégie concertée et mûrement réfléchie de la part de l’ex-candidat à l’élection présidentielle, l’expression « parti médiatique » employée à tort et à travers par Jean-Luc Mélenchon ou Sophia Chikirou pose douloureusement la question du populisme érigé en pièce maîtresse de la com’ pol’, voire en ligne de conduite sinon idéologique, du moins et assez paradoxalement très médiatique…

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En 1986, le parti de Jean-Marie Le Pen obtient 35 sièges à l’Assemblée et la jeunesse emmerde encore le Front National. Au plus fort de la première cohabitation, le président François Mitterrand refuse de signer plusieurs ordonnances ministérielles (sur la flexibilité du temps de travail notamment) et s’oppose publiquement à son premier ministre Jacques Chirac sur la loi Devaquet. Cette année-là décèdent Simone de Beauvoir, Coluche, Thierry Sabine et Daniel Balavoine. Et Malik Oussekine.

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Le massacre a eu lieu, le massacre a lieu, le sang est à peine séché et le sang coule, la terre au-dessus des cercueils est encore fraîche, remuée, on est toujours dans la sidération quoi qu’on dise, ce qui s’est passé déborde, nous déborde, débordera toujours. On veut tous faire quelque chose, allumer une bougie, mettre du rouge du bleu du blanc à la fenêtre, poser des fleurs, une simple rose ou un poème ou une corbeille, une couronne, un dessin d’enfant, je ne sais pas, verser des larmes aussi bien, chanter, prier, penser, je ne sais pas, on veut tous faire quelque chose et on ne sait pas quoi alors on fait ce qu’on peut, qu’est-ce qui peut être utile ?