41AWkG8a8dL._SX298_BO1,204,203,200_

Prenez trois personnages, Moshe, Nana et Anjali. Un garçon, deux filles, trois possibilités. Celle du « ménage à trois » en particulier. C’est la trame, éculée (volontairement, essentiellement éculée), de Politique, le premier roman d’Adam Thirlwell, écrivain anglais, né à Londres en 1978, classé dans la liste des vingt meilleurs jeunes romanciers britanniques par la prestigieuse revue Granta, en 2003, pour ce livre.

Go West des Pet Shop Boys résonne, sur l’écran des jeunes dansent et fêtent la nouvelle année. Le dernier film de Jia Zhang Ke débute en 1999, il finira en 2025, quand, à travers le destin de trois amis, la Chine aura achevé sa mutation. Durant ce qui est sûrement le plus long prologue de l’histoire du cinéma (45 minutes avant le début du générique), le film s’ouvre sur un triangle amoureux : une femme, deux hommes – l’horreur scénaristique absolue ?

Garrel1Dans un bar du 10e arrondissement, au cœur de la trame légère et bientôt grave des Chansons d’amour de Christophe Honoré, Ismaël, interprété par Louis Garrel, lance à Julie et Alice, les deux compagnes de son ménage à trois, qu’en dépit de leurs rires et doux complots contre lui, elles auront beau faire : « La Guerre à trois n’aura pas lieu ». Si cette formule, toute d’élégance et de brio, vient accompagner le cinéma de Christophe Honoré, sans doute pourrait-elle, à l’évidence, se tenir plus particulièrement à l’orée du premier long-métrage de Louis Garrel Les Deux Amis dont elle éclaire le gracieux triangle amoureux, entre quadrature du cercle et impossibles mais tendres lignes parallèles.