Georges Foottit et le clown Chocolat
George Foottit et le clown Chocolat

La définition usuelle du patrimoine privilégie la transmission par le sang, par les ancêtres. Elle est à la base même de la non-reconnaissance, plus ou moins massive ou feutrée, de celles et de ceux qu’on ne reconnait pas comme étant du même sang ! Et cela comprend, bien évidemment, le patrimoine des arts et des lettres d’un pays donné. C’est l’occasion de réfléchir à cette notion et à son extension problématique tout au long du siècle dernier et au début de ce siècle. « Chocolat » – le film, les ouvrages et les articles à son propos –, est une bonne base d’illustration pour un débat qui ne pourra se clore tant qu’un Césaire, une Mariama Bâ ou un Mohammed Dib n’auront pas autre chose qu’un strapontin dans le concert des littératures de langue française. Ayons en tête les chemins divers pris par artistes et historiens pour réhabiliter le clown d’origine afro-cubaine, Rafael-Chocolat.