Bouffes du Nord © Emmanuelle Démoris
Bouffes du Nord © Emmanuelle Démoris

Les 26, 27 et 28 novembre derniers, ont eu lieu aux Bouffes du Nord trois après-midis de rencontre avec Peter Brook et ses collaborateurs, qui proposaient de redécouvrir avec le public les secrets de ce qu’ont vécu les murs de ce théâtre – qui a été le sien pendant quarante ans et où se jouait alors son spectacle, The Valley of Astonishment.

J’ai assisté à ces trois journées, puis ai voulu les raconter pour en garder trace et les partager. Mais aussi pour tâcher de comprendre ce qui m’y a touchée si profondément et pour des raisons qui me restaient parfois mystérieuses sur le moment car la charge d’émotion et de pensées était très dense au cours de ces trois jours. Elles circulaient très vite, parfois souterrainement, parfois par échos, parfois en éclats clairs, parfois par des vagues fortes qui ont traversé tout le théâtre jusqu’aux larmes. Je retrouvais ce mystère de nombreux spectacles de Brook, qui est de faire pleurer là où ça pense.