Nous connaissons tous, à notre corps défendant souvent, les paroles de cette chanson de Pascal Obispo et son efficacité de earworm (ces vers d’oreille analysés par Peter Szendy dans Tubes) : « si j’existe, c’est d’être fan ». C’est à ce phénomène des fans, débordant largement du seul synonyme de groupies hystériques pour devenir un mouvement créatif, qu’est justement consacré le documentaire de Maxime Donzel, Tellement fan, diffusé sur Arte ce soir à 22 h 25.

Syd Barrett (DR)
Syd Barrett (DR)

Poète marquant de la scène poétique actuelle, croisant travail poétique, performance et musique, écrivain, batteur, auteur notamment du Théorème d’Espitallier, (Flammarion), Tractatus logo mecanicus, Army (Al Dante), De la célébrité : théorie et pratique, (10/18), Salle des machines (Flammarion), France Romans (Argol), Tourner en rond : de l’art d’aborder des ronds-points (PUF), Jean-Michel Espitallier livre avec Syd Barrett – Le rock et autres trucs un ovni sidérant, portrait croisé des Sixties et de Syd Barrett, le génie foudroyé, le fondateur de Pink Floyd.

Nul besoin d’être un beatlemaniaque ou un féru de cette vague de fond des vies imaginaires qui s’est (ré)emparé de la littérature pour plonger dans L’Œuf de Lennon, second roman de l’écrivain irlandais Kevin Barry, tout juste traduit aux éditions Buchet Chastel par Carine Chichereau. Si John Lennon est bien la figure centrale du livre, c’est moins en tant que célèbre membre du groupe qu’homme en pleine crise, voulant échapper au monde et à ses propres démons. 3 days in a live : « Il va passer trois jours sur son île. Voilà tout ce qu’il demande. Pouvoir hurler de tout ses poumons, bordel, hurler les jours en nuits, hurler aux étoiles la nuit — s’il y a des étoiles, qu’elles se manifestent ».

Michael Gambon, dans le rôle de Winston Churchill, photo Daybreak/Pictures
Michael Gambon, dans le rôle de Winston Churchill, photo Daybreak/Pictures

Le 29 février dernier, la chaîne de télévision britannique privée, ITV, a diffusé un téléfilm intitulé Churchill’s Secret, dans lequel le premier ministre pendant la seconde guerre mondiale est incarné par le célèbre comédien Michael Gambon, qui a commencé sa carrière au théâtre, en 1965, aux côtés de Laurence Olivier, pour la continuer brillamment au cinéma, mais dont le public ne retient curieusement et injustement que son rôle dans l’adaptation cinématographique de Harry Potter, The Casual Vacancy

John Savage photo The Quietus
Jon Savage photo The Quietus

Jon Savage, de son vrai nom Jonathan Malcolm Sage, patronyme plus calme que le nom de plume, est très connu de l’autre côté de la Manche. Producteur et journaliste spécialisé dans la musique, sa notoriété est due à son histoire des Sex Pistols et de la musique punk, publiée sous le titre England’s Dreaming, en 1991. Il a publié en novembre 2015 un ouvrage qui plaît mais qui fait débat aussi, 1966: The Year The Decade Exploded. Donc, selon Jon Savage, l’année 1966 est le point culminant du volcan des années 1960. 

George Martin et Paul McCartney dans les studios d’Abbey Road en 1966, photo David Graves Rex / Shutterstock
George Martin et Paul McCartney dans les studios d’Abbey Road en 1966, photo David Graves Rex / Shutterstock

George Martin est mort, hier mercredi 9 mars 2016, et a donc rejoint deux de ses protégés et amis, John Lennon et George Harrison. Il avait eu 90 ans le 3 janvier. Il fut l’élément déclencheur qui mit la fusée des Fab Four sur orbite. Ingénieur du son et producteur chez Parlophone, il accepta de produire le premier disque des Beatles.