Les premières images sont littéralement des images. Une à une, comme une irrépressible tautologie, s’égrènent des photographies de statues antiques, marbres notamment de Praxitèle, aux bords légèrement jaunis, comme passées et jetées pêle-mêle au milieu d’objets eux-mêmes datés qui, sans attendre, font signe et se donnent comme les signes indiscrets d’une époque, les années 80 au cœur desquelles Luca Guadagnino a choisi de placer l’intrigue, presque archéologique, de Call Me By Your Name, son nouveau film aux accents puissamment romantiques qui sort demain sur les écrans.

Kazuo Ishiguro

Le 5 octobre 2017 demeurera un grand jour pour la littérature britannique et pour la littérature en général puisque le jury du prix Nobel a décidé d’attribuer la récompense suprême à un orfèvre, qui cisèle les mots avec passion tout en proposant des intrigues habilement construites et envoûtantes, Kazuo Ishiguro, un auteur qui fait rêver, réfléchir et aimer la langue qu’il utilise.