Il suffit d’être un peu attentif pour entendre le nom de Camus dans la bouche de tout un chacun, comme si évoquer son nom ou une de ses phrases – prise au hasard dans un site de citations ou de vagues souvenirs scolaires –, conférait un label de crédibilité. Les hommes politiques, quelle que soit leur couleur, en sont friands et il est évident que je n’ai ni l’intention ni la possibilité de tout recenser mais plutôt de pointer un phénomène qui, selon son humeur du jour, irrite ou fait sourire, et en tout état de cause, plonge le nom de Camus dans le « politiquement correct ».

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Tout commence, désormais, par un «après David Bowie», par « le jour où Bowie est mort », comme le livre de Patrick Eudeline, Bowie L’autre histoire qui sort en poche aux éditions Points.
Pourquoi ce sentiment, en nous tous, de perte et d’angoisse ? Pourquoi ce moment comme un événement si paradoxal, à la fois collectif et intime, profondément intime ? « Il y avait un Bowie en moi », répond Patrick Eudeline, « comme en tous ceux qui l’ont un jour aimé. Et c’était cela, dont la mort était inacceptable ».

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Don Carpenter, né à Berkeley en 1931, a mis fin à ses jours en 1995. Il vécut longtemps en Californie avant de s’installer à Portland (Oregon). Il connut la guerre de Corée (dans l’armée de l’air), séjourna à Tokyo, fut scénariste pour Hollywood, délaissa l’enseignement pour se consacrer à l’écrtiture. Dans les années 80, accablé par un divorce, le suicide de son ami Richard Brautigan et la maladie, il mena une vie recluse, dans un petit appartement de Mill Valley, non loin de la baie de San Francisco. Son œuvre, pourtant culte, a longtemps échappé au public français. On doit aux éditions Cambourakis et à la traductrice Céline Leroy la redécouverte de ses romans, avec Sale temps pour les braves, La Promo 49, Strass et Paillettes et Deux Comédiens. Avant de de parler dernier roman, inédit, Friday’s at Enrico’s, Un dernier verre au bar sans nom (article à lire ici), retour sur les précédents titres parus.

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Tout commence, désormais, par un «après David Bowie», par « le jour où Bowie est mort », comme le livre de Patrick Eudeline, Bowie L’autre histoire qui vient de paraître aux éditions de La Martinière.
Pourquoi ce sentiment, en nous tous, de perte et d’angoisse ? Pourquoi ce moment comme un événement si paradoxal, à la fois collectif et intime, profondément intime ? « Il y avait un Bowie en moi », répond Patrick Eudeline, « comme en tous ceux qui l’ont un jour aimé. Et c’était cela, dont la mort était inacceptable ».

Fran MartinezHiver 2016. Les jeunes Éditions Denise Labouche, maison parisienne fondée par un collectif d’auteurs-éditeurs éclectiques et aventureux publient L’Alpine le premier roman du journaliste François Moreau Martinez. Foisonnant, bourré de clins d’œil ancrés sur un socle classique rigoureux et un sens du rythme très jazzy, ce roman résolument pop apporte une touche beat dans le paysage de la littérature contemporaine française.
Rencontre avec un écrivain sans prétentions dont le cerveau abrite une belle famille de références et d’inspirations.