2017, année de la lose ? Assurément, si on considère le monde comme il va. Mais surtout, et c’est tant mieux, année de La Bouze, le sobriquet aussi affectueux qu’invraisemblable qui colle aux basques de Guillaume Bouzard lorsqu’il retrouve ses collègues et amis à l’occasion d’un festival de bande dessinée. La paronomase n’est pas très flatteuse et jamais surnom n’a été plus mal porté. Bouzard mériterait plutôt d’être placé au sommet des auteurs comiques contemporains, couronné des lauriers de la déconne et doté du bâton triomphant de la Pataphysique.

Clémentine Célarié refusant de serrer la main de Florian Philippot

Ce week-end, les sites d’info qui commentent plus la télé qu’ils ne cherchent l’info n’en finissaient pas de titrer : « Clémentine Célarié refuse de serrer la main de Florian Philippot dans « On n’est pas couché » de Laurent Ruquier. » De quelle époque parlons-nous et de quels actes sommes-nous les hommes pour que ce geste soit promu à la Une ? Quelle est notre intime détresse pour qu’un geste seul, qui devrait être la norme, devienne l’exception sinon l’exceptionnel dans l’abandon quotidien qu’on nous somme incessamment de vivre ?