Il y avait déjà le Tell No One d’Harlan Coben, il y a désormais Tell No Tales, second polar d’Eva Dolan mettant en scène la section des crimes de haine de l’inspecteur Zigic. Deux ans après Les Chemins de la haine (Long Way Home), Eva Dolan revient avec Haine pour haine (Liana Levi) à Peterborough, ville frontière à une époque charnière au cœur d’un polar social étouffant. Ou comment l’intolérance et le mensonge se font vecteurs de violence et de désintégration du vivre ensemble.

A Peterborough, dans l’est de l’Angleterre, un homme est en fuite dans une nuit boueuse, terrorisé par des poursuivants qui n’en sont pas à leur première exaction. Avec Les Chemins de la haine, Eva Dolan signe un premier roman policier teinté de chronique sociale brute dans une Angleterre en plein Brexit qui cherche un chemin vers son humanité.

A Peterborough, dans l’est de l’Angleterre, un homme est en fuite dans une nuit boueuse, terrorisé par des poursuivants qui n’en sont pas à leur première exaction.
Avec Les Chemins de la haine, Eva Dolan signe un premier roman policier teinté de chronique sociale brute dans une Angleterre en plein Brexit qui cherche un chemin vers son humanité.

Le sergent Catherine Cawood (Sarah Lancashire), photo Ben Blackall / BBC
Le sergent Catherine Cawood (Sarah Lancashire), photo Ben Blackall / BBC

Happy Valley est une série télévisée produite par la BBC (diffusée par Canal Plus à l’automne 2015) qui a pour cadre la vallée de la rivière Calder, sur le flanc est des Pennines au nord de l’Angleterre, dans le West Yorkshire. Le personnage principal est le sergent de police Catherine Cawood, interprétée (magistralement) par Sarah Lancashire, une femme forte et courageuse qui fait régner l’ordre mais qui a bien du mal avec sa propre vie. Séparée de son mari, elle élève son petit-fils né du viol de sa fille, qui s’est donnée la mort après la naissance du bébé, et vit avec sa sœur, qui tente d’enrayer son addiction à l’alcool et à l’héroïne. Comme on le voit, rien de franchement happy ni d’irrésistiblement désopilant, bref on est très loin de la « Petite maison dans la niaiserie ».