12805784_1100776733306065_7654409881643157361_n

En postface à Un dernier verre au bar sans nom, Jonathan Lethem raconte sa découverte de Don Carpenter à la librairie d’occasion Moe’s de Berkeley, dans les années 90 : le choc arriva via Deux comédiens et l’évidence d’une « vision des choses si humaine, ironique et captivante ». Puis ce fut Sale temps pour les braves, premier roman de Carpenter, la quête de ses premiers titres dans d’autres librairies d’occasions, l’envie de le rencontrer (trop tard), enfin l’envie, avec George Pelecanos, de le faire découvrir à d’autres lecteurs.

« C’est ici que commence l’histoire d’Un dernier verre au bar sans nom (Fridays at Enrico’s) » : le livre est inédit, c’est le dernier écrit par Carpenter avant son suicide en 1995 mais si le roman était achevé, il n’avait pas été revu par l’écrivain. Certains passages doivent encore être élagués, des répétitions évitées, et Jonathan Lethem se charge de ce travail d’édition. C’est ce roman que les lecteurs français peuvent à leur tour découvrir, grâce aux éditions Cambourakis qui publient toute son œuvre et au travail exceptionnel de sa traductrice, Céline Leroy.

Bill Cunningham photo NYT

Bill Cunningham est journaliste et photographe de mode. Il travaille pour le New York Times depuis 1978. Le 13 mars dernier, il a fêté son 87ème anniversaire et, outre son âge, ce qui fait son originalité est qu’il parcourt inlassablement les rues de New York sur sa bicyclette et fixe dans son objectif toutes les excentricités vestimentaires rencontrées pour en faire une rubrique photographique hebdomadaire particulièrement suivie, chaque samedi.