C e soir Arte diffuse, à 20 h 50, un documentaire de Jean-Robert Viallet centré sur le monde universitaire et dont le titre se veut sonnette d’alarme : « Étudiants, l’avenir à crédit« .
Les universités sont devenues des entreprises, soumises à un modèle libéral, et si le phénomène est encore émergeant en France, observer son fonctionnement et ses répercussions sur les étudiants aux USA, donnés par beaucoup comme un modèle, ou en Grande-Bretagne, permet de comprendre les risques d’un tel système. Plongée, glaçante et instructive, dans un monde en pleine mutation.

Alors que les élections présidentielles approchent, que le programme de la majorité des candidats ignore superbement l’enseignement supérieur ou vise à le calquer sur le modèle américain, projetant d’achever, pour certains, un démantèlement amorcé depuis deux quinquennats, il est important d’évoquer un documentaire de Jean-Robert Viallet justement centré sur le monde universitaire et dont le titre se veut sonnette d’alarme : « Étudiants, l’avenir à crédit« .
Les universités sont devenues des entreprises, soumises à un modèle libéral, et si le phénomène est encore émergeant en France, observer son fonctionnement et ses répercussions sur les étudiants aux USA, donnés par beaucoup comme un modèle, ou en Grande-Bretagne, permet de comprendre les risques d’un tel système.
Plongée, glaçante et instructive, dans un monde en pleine mutation.

 Brexit text with British and Eu flags illustration

Au cas, peu probable quand même, où on ne se souviendrait plus dans les chaumières du groupe anglais punk The Clash, formé en 1976 par Joe Strummer, Mick Jones, Paul Simonon et Nicky Headon, rappelons que le titre de cet article est emprunté à leur grand succès de 1982, Should I stay or should I go ? D’une part parce que le rythme est superbement endiablé, d’autre part parce que les paroles, fondées sur le devenir d’une relation sentimentale entre deux individus, ont pris une résonance prémonitoire dans la mesure où 1982 fut l’année du début du déclin du groupe et finalement de leur séparation. Vingt-quatre ans plus tard ces mêmes paroles prennent un tour que l’on pourrait aisément qualifier de politiquement cocasse, puisque le thème principal, la rupture, est à l’ordre du jour chez nos amis et voisins les Grands-Bretons.

La députée assassinée Jo Cox, photo The Houses of Parlaiment
La députée assassinée Jo Cox, photo The Houses of Parliament

Helen Joanne (‘Jo’) Leadbeater, épouse de Brendan Cox, députée travailliste de la circonscription de Batley and Spen, dans le West Yorkshire, où elle était née le 22 juin 1974, est morte, hier jeudi 16 juin 2016, d’une très violente agression, devant la bibliothèque de Birstall où elle venait de tenir une réunion avec ses électeurs (a constituency surgery) pour les convaincre de la nécessité pour le R.U. de rester dans l’UE, sous les balles et les coups de couteau d’un individu qui a hurlé Britain First, slogan qui en rappelle fâcheusement d’autres et qui est aussi le nom d’un minuscule parti d’extrême droite au Royaume-Uni.

Sans titre
La première « une » du 7 octobre 1986

Trente ans c’est très jeune pour mourir. C’est pourtant ce qui vient de se produire le 26 mars 2016. Il ne s’agit pas d’un humain mais de la version imprimée d’un journal, The Independent, et la majorité des salariés, journalistes, graphistes, techniciens et gestionnaires, doit ressentir une vive amertume et une profonde tristesse. 

John Savage photo The Quietus
Jon Savage photo The Quietus

Jon Savage, de son vrai nom Jonathan Malcolm Sage, patronyme plus calme que le nom de plume, est très connu de l’autre côté de la Manche. Producteur et journaliste spécialisé dans la musique, sa notoriété est due à son histoire des Sex Pistols et de la musique punk, publiée sous le titre England’s Dreaming, en 1991. Il a publié en novembre 2015 un ouvrage qui plaît mais qui fait débat aussi, 1966: The Year The Decade Exploded. Donc, selon Jon Savage, l’année 1966 est le point culminant du volcan des années 1960.