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On peut toujours rêver tant la réalité cautionne les pires débordements. Rêver en ayant pris trop de médicaments, rêver à halluciner un scénario politique à la Philip K Dick. On y trouverait d’abord une boutique de Collectors le long de la Seine et, dans cette boutique, un livre aberrant. L’intrigue se déroulerait, comme aujourd’hui, en Juin. Mais tout juste après la présidentielle de 1981. On y apprendrait que Mitterrand aurait finalement perdu les élections contre Giscard. Celui-ci, dans la vision d’une France agitée par des revendications sociales, choisirait un premier ministre de gauche, nommé disons Dance, pur technicien conduisant la politique à sa perte.

Le long entretien accordé par Denis Robert à Diacritik est à l’image même de l’écrivain-journaliste : chaque réponse est une affirmation de soi comme du résultat d’une enquête poussée. Le personnel rencontre le factuel et le questionnement initial est prolongé par des interrogations nées des propres réponses de l’auteur de Mohicans : la quête de Denis Robert semble sans point final possible. Un entretien en mode gonzo, un genre que l’auteur revendique.

La mèche est allumée le 30 octobre, soit une semaine avant la parution du livre de Denis Robert qui s’en est alors ému sur son mur Facebook. Livres-Hebdo, l’AFP, L’Express-L’Expansion consacrent des articles à la publication presque concomitante de C’était Charlie de Philippe Val chez Grasset et de Mohicans de Denis Robert chez Julliard.