Les francophonies littéraires

Paru en octobre 2016, l’essai de Christiane Chaulet Achour, Les Francophonies littéraires, est une synthèse des littératures francophones des pays du Sud : d’Haïti à l’Algérie, de l’Afrique sub-saharienne à l’Asie en passant par les îles. L’ouvrage traite exclusivement de ce qu’on nomme aujourd’hui les « francophonies littéraires des Suds », c’est-à-dire l’ensemble des œuvres qui ont émergé durant la colonisation et dont la production s’est poursuivie après les indépendances.
Entretien avec l’auteure, autour ces littératures qui demeurent peu visibles en France malgré la renommée d’un Léopold Sédar Senghor ou d’un Aimé Césaire.

écritures francophones de la catastrophe naturelle

Ces 12 et 13 janvier se tiendra à l’Université de Cergy-Pontoise un colloque international sur les écritures francophones de la catastrophe naturelle. Conjointement organisé par Christiane Chaulet-Achour et Sylvie Brodziak, ces deux journées chercheront à poser la question d’une écriture de la catastrophe, de l’existence d’une littérature de survie et de résistance face à ce qui, incessamment, détruit.

Leïla Sebbar
Leïla Sebbar

Leïla Sebbar n’est pas née dans la Sarthe… mais pas loin. Écrivaine française de père algérien et de mère périgourdine, elle est une revenante obstinée, une sorte de monomaniaque. De sa famille, de son enfance, elle ne sort pas. Livre après livre, depuis plus de trente ans, elle revient dans la « maison d’école » d’Eugène-Etienne Hennaya, près de Tlemcen, où elle a grandi. Elle s’y enferme, regarde, écoute, collecte ce que les autres disent, fait des suppositions, ressasse, invente parfois – et c’est un long voyage : une œuvre. C’est une histoire de France en Algérie, une histoire d’Algérie en France. Bancale de naissance, toujours présente ici et là, des deux côtés de la mer.

Antonine Maillet
Antonine Maillet

On sait, sans qu’il soit besoin d’y insister, que les prix littéraires sont un poste d’observation très intéressant de ce que les institutions reconnaissent et transmettent. Après tant d’autres, je me propose d’observer le Goncourt. Comme l’écrit Christine Marcandier : « Le Goncourt reste le Goncourt ce prix qu’on adore détester parce qu’il récompense trop souvent (voire quasi systématiquement) des livres mineurs. Ce prix que l’on est prêt à encenser quand il ose des choix plus novateurs et offre à des écrivains moins médiatiques une soudaine exposition (et des lecteurs) ».
Ce qui m’y incite cette année, c’est évidemment d’approcher les raisons du choix pour Leïla Slimani.

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Gilles Bonnet initie, aux éditions Classiques Garnier, une collection remarquable, centrée sur les « Écrivains francophones d’aujourd’hui ». L’objectif est de constituer une forme de « bibliothèque critique de référence ». Les trois premières monographies viennent de paraître, consacrées à Nathalie Quintane, Valère Novarina et Jean-Claude Pirotte.
Présentation, accompagnée d’un entretien avec Gilles Bonnet.