Capture d’écran France 2

Qu’il s’agisse d’une invective politicienne propre à faire se pâmer les militants de la France Insoumise ou d’une stratégie concertée et mûrement réfléchie de la part de l’ex-candidat à l’élection présidentielle, l’expression « parti médiatique » employée à tort et à travers par Jean-Luc Mélenchon ou Sophia Chikirou pose douloureusement la question du populisme érigé en pièce maîtresse de la com’ pol’, voire en ligne de conduite sinon idéologique, du moins et assez paradoxalement très médiatique…

Loin de moi l’idée, et encore moins l’envie, de passer pour un néo-réac aigri et blasé, un bobo qui s’lamente en gauchiste ou pour un représentant d’une pseudo-élite qui se pâme dès les premières mesures du Requiem de Gabriel Fauré en déplorant que la version de 1963 chez EMI ne soit pas disponible sur Deezer. Il ne s’agit nullement de moquer les chanteurs populaires au nom d’un mépris de classe qui fait préférer les artistes pointus aux interprètes de variétés qui traversent les âges et s’imposent à tous, toutes générations confondues. Le propos n’est pas de jouer le rabat-joie dans ces moments d’intense tristesse pour les fans de Johnny Hallyday (et accessoirement ceux, moins nombreux, de Jean d’Ormesson).
Mais que dire du traitement médiatique des deux événements ? Et que dire, par ailleurs, du traitement réservé aux médias par ceux qui demandent la mise en place d’un recours contre l’abus de pouvoir médiatique ?

Jean-Luc Mélenchon

La séquence électorale qui s’est terminée avec le second tour des législatives aura vu l’émergence forte de deux partis dont les noms semblent tout droit sortis d’un brainstorming marketing : En Marche et La France Insoumise. Des deux côtés en effet, la connotation, c’est-à-dire les associations mentales possibles, est beaucoup plus forte que la dénotation, l’identification univoque de la place sur l’échiquier politique.

Mais quelle mouche a donc piqué Diacritik de publier dans la nuit de samedi à dimanche (à minuit trente, pour être précis), un article signé Johan Faerber, révélant que Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon s’étaient longuement vus, la veille, au Moai Bleu, restaurant chilien en plein Paris ?
Retour sur le premier scoop d’un jeune journal culturel, fondé en septembre 2015, et explications sous forme de notes à la volée, pour répondre à quelques commentaires.