Salesman

Retour en Iran pour Aasghar Farhadi, après le succès retentissant d’Une séparation puis l’escapade française réussie du Passé. Prix du scénario et d’interprétation à Cannes, Le Client confirme la position du cinéaste iranien, celle d’un cinéaste majeur. Un couple de la classe moyenne iranienne : un tremblement de terre les oblige à déménager. Le nouvel appartement appartenait à une prostituée, ce qui dans l’Iran des Mollah se rapproche de la maison du diable à Amityville. D’ailleurs, on n’ose parler de « prostituée » et les personnages préfèrent un pudique « femme aux mœurs dissolues », dire « prostituée » c’est dire Voldemort dans Harry Potter… Un jour un homme, peut-être un ancien habitué, ayant lui-même des mœurs assez dissolues, s’introduit dans l’appartement, agresse violemment la femme et s’enfuit. Méprise ? Agression volontaire ? Pendant que son épouse tente de surmonter le traumatisme, le mari décide de retrouver « le client ».