Prince par Rodho

La musique adoucit les mœurs, dit l’adage. Et ce ne sont pas Galien de Pergame, MC Solaar ou Arnaud Rakoon qui prétendront le contraire. Avec 1Song1day ou Into the Groove, les rubriques musicales de Diacritik saison 1 signées de notre spécialiste attitré, la musique a bien évidemment droit de cité au sein du magazine. Ni compil’, ni best-of, Un été 2016 : Sing City, c’est un retour sur les découvertes et les coups de cœur, mais aussi (et malheureusement in memoriam), un regard dans le rétro de l’année avec les décès de David Bowie – premier choc tellurique – et de Prince –  réplique aux effets non moins planétaires.

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En mai 1967, le festival de Cannes, qui n’avait pas encore planté les germes de sa confortable petite rébellion microcosmique et cinématographique de 1968 sur la Croisette, décerna son grand prix à un réalisateur italien, Michelangelo Antonioni, qui avait déjà atteint une grande notoriété avec sa trilogie, L’Avventura (1960), La Notte (1961) et L’Eclisse (1962). Mais, cette fois d’une part Antonioni avait abandonné son Italie natale pour le Londres des années 1960, d’autre part il avait opté pour une adaptation, celle d’une nouvelle littéraire d’un auteur argentin exilé à Paris (où il mourra en 1984 et sera inhumé au cimetière du Montparnasse), Julio Cortazar.