Manifestation contre l’islamophobie, le 14 mars 2015 à Paris

Revenant sur une actualité nourrie depuis de nombreuses années par de faux débats sur les présumés musulmans, Nedjib Sidi Moussa offre dans La Figure du Musulman une vigoureuse et éclairante réflexion sur le rôle des politiques dans la propagation d’une fièvre identitaire confusionniste et apeurée. Soulignant l’opportunisme ou l’aveuglement de certains courants réactionnaires, Nedjib Sidi Moussa met en lumière l’action des racistes, des antiracistes et des entrepreneurs communautaires dans le remplacement de l’« Arabe » par le « Musulman », de l’ouvrier par le délinquant radicalisé. Mais que faut-il précisément entendre par cette figure du Musulman ? Ne s’agit-il pas d’une figure sciemment utilisée par certains pour détruire la classe ouvrière ? Et comment expliquer cette complaisance de « la gauche de la gauche » pour les thèses confuses et peu rigoureuses des Indigènes de la République et de leur figure de proue, Houria Bouteldja ? Autant de questions que Diacritik a voulu poser, le temps d’un grand entretien, à Nedjib Sidi Moussa, auteur de l’un des essais les plus remarquables de ces dernières années.

Life : origine inconnue est probablement l’un des films les plus insignifiants qui soient. Le genre qu’on ne peut pas aller voir par choix ou par accident mais par désespoir.
Ni film d’auteur, ni blockbuster incontournable, il flotte dans la galaxie des films pop-corn qui remplissent tout de même les salles de moitié. On notera néanmoins deux têtes connues au casting, à savoir Ryan Reynolds et Jake Gyllenhaal – présents, on s’en doute, pour le cachet.

desprogesHier, deux articles m’ont remis en mémoire une chronique écrite il y a plus d’un an, peut-être même deux… Toute honte bue, je recycle cette dernière pour illustrer en forme de commentaire le très bon article de Libération (sous la plume de Frantz Durupt qui prend le parti de remettre les choses à leur place en titrant « On peut rire de tout, mais on peut aussi arrêter de citer Desproges n’importe comment ») et reparler de Dieudonné, à nouveau convoqué devant la justice pour provocation à la haine raciale et d’injure raciale dans son spectacle La bête immonde. Avec cette ligne de défense qu’on lui connaît : « C’est du second degré…évidemment » comme titrent Les Inrocks. Ah, il a le dos large, le second degré ! Et que dire de celui de Pierre Desproges dont on fêtera le 28ème anniversaire de la mort, le 18 avril prochain… et qui ne peut plus se défendre d’être cité à tort et à travers.