The Neon Demon Photo Elle Fanning © Koch Media

Nicolas Winding Refn a du talent ! Beaucoup de talent. On le sait. Son problème c’est que lui aussi le sait et que depuis le coup d’éclat de Drive (prix de la mise en scène au festival de Cannes 2011), le cinéaste danois se regarde filmer et met beaucoup d’énergie à réaliser des films paresseux. Le générique même renseigne sur le degré d’autosatisfaction du danois, signant son film NWR, comme une marque de vêtement de sport… Si le sigle peut s’expliquer par l’univers superficiel que décrit le film, on ne peut s’empêcher de penser que Lars Von Trier vient de trouver un concurrent au titre du boulard d’or. Le Danemark, patrie des réalisateurs mégalos. Il y a donc quelque chose de très agaçant dans The Neon Demon : il est évident que l’on tient là un des plus beaux attrape-nigauds de l’année, mais, le spectateur ne peut s’empêcher d’être nigaud (deux fois le mot nigaud dans un texte au XXIe siècle, c’était donc possible). The Neon Demon fait partie de ces films entêtants, dont on est sorti assez déçu mais dont on n’arrive pas à se débarrasser. Quelques images baroques restent accrochées à notre esprit dont on ne sait pas trop quoi faire : belle arnaque ou réplique sismique ?

Capture d’écran 2016-05-19 à 09.31.48Le Voyage de Hanumân, à paraître aux éditions Le Tripode le 22 septembre 2016, raconte l’exil de deux paumés au Danemark, et leur vie quotidienne dans un camp de réfugiés. L’Estonien Johann et l’Indien Hanumân, compagnons d’infortune, survivent comme ils peuvent. Entre les magouilles, les petites et grandes indignités, les humiliations et les mensonges, se dessine jusqu’au rire une carte sensible de ces zones transitoires où pataugent et se mêlent l’absurde, les espoirs et les peurs de milliers de laissés-pour-compte.

Diacritik publie, en avant-première, le grand entretien que Lucie Eple a réalisé avec Andreï Ivanov, en attendant la critique du livre, au moment de sa sortie.